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Sarcophage au nom d’Iret-Hor-Irou

 Sarcophage au nom d’Iret-Hor-Irou

 

Fin de la Basse époque ou début de l’époque ptolémaïque

Bois stuqué et peint / Hauteur 195 cm

Legs Périchon-Bey, 1931

Inv. E993

 


Le sens premier du mot sarcophage, dérivé du grec et signifiant "celui qui mange les chairs", ne correspond pas du tout à la fonction de l'objet chez les Egyptiens. Pour ces derniers, ce coffre, appelé « maître de vie », devait au contraire protéger le cadavre de la putréfaction. Et permettre ainsi au défunt de commencer sa vie dans l'au-delà.

Le sarcophage d’Iret-Hor-Irou est orné d’un grand nombre d’effigies divines dont le rôle est d’assurer la protection du corps du défunt. Assimilé à Osiris, dont il porte la barbe postiche, le mort est protégé par les déesses Isis et Nephtys qui aident à sa transformation et jouent le rôle de pleureuses. Nout, qui étend ses ailes sur la poitrine du défunt, personnifie le ciel étoilé : dans son ventre, le soleil parcourt les heures de la nuit puis renaît chaque matin. Une telle renaissance est ainsi promise au défunt.

Les textes inscrits sur le sarcophage évoquent les dieux chargés de garantir la conservation du corps. En haut, de part et d’autre du texte central, se tiennent les quatre fils d’Horus. Ils sont reconnaissables à leur corps enveloppé dans une gaine. Leurs paroles, transcrites en hiéroglyphes, assimilent chaque partie du corps du mort à celle d’un dieu. La chair des dieux étant imputrescible, le mort était ainsi assuré de profiter de son corps intact éternellement.

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