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 Les restaurations

Le conservateur de musée a le devoir de veiller à la bonne conservation des oeuvres dont il a la charge en s’assurant que les conditions de présentation ou de stockage ne soumettent pas l’objet à des dangers ou à des risques d’altérations. Cette veille technique s’appelle la conservation préventive.

Cela implique de porter une grande attention à l’organisation et l’entretien des réserves et des salles d’exposition, au respect de normes techniques, et à la protection contre les agressions humaines et climatiques…

Le conservateur définit et programme également des travaux de décontamination et d’entretien des oeuvres (à leur entrée dans les collections, lors du prêt à une exposition). Parfois, l’état des objets impose de prévoir une restauration, qui sera impérativement confiée à un ou plusieurs professionnels agréés.

 

  La restauration

La restauration a pour but d’améliorer la conservation et la compréhension d’un objet. Il ne s’agit pas de réparer ou compléter systématiquement l’objet, de le « remettre à neuf », mais de stabiliser son état et de rendre sa lecture plus facile.

L’intervention sur un objet, aussi minime soit-elle, n’est jamais anodine : du simple nettoyage à la restauration complète, elle est toujours effectuée par un professionnel spécialiste du matériau et de la technique utilisés pour sa fabrication.

Avant toute action physique sur l’objet, celui-ci subit toujours un examen approfondi, accompagné d’une réflexion s’appuyant sur des recherches historiques dans le cas d’une restauration poussée. Conservateur et restaurateur travaillent en commun pour trouver les meilleures solutions.

En France, toute intervention de restauration est soumise aux principes suivants :

 

La lisibilité

La restauration peut être plus ou moins« illusionniste » (on ne voit pas la différence au premier coup d’oeil entre les zones de l’objet dans leur état original et les zones complétées ou repeintes), mais elle doit toujours être décelable lors d’un examen plus approfondi. Les choix dans ce domaine varient selon les objets : une poterie utilitaire issue de fouilles archéologiques supportera mieux une restauration très peu illusionniste qu’une pièce très décorée dont la qualité plastique constitue l’intérêt majeur.

 

Le respect de l’histoire de l’objet

Les différentes phases significatives de l’histoire de l’objet doivent rester perceptibles. Ainsi les restaurations effectuées sur certaines pièces anciennes au XIXe siècle peuvent être conservées lorsqu’elles constituent un témoignage intéressant sur l’histoire du goût à cette époque.

 

La réversibilité

Toute intervention doit pouvoir être annulée. Les taches effectuées et les produits utilisés, dont les effets à long terme doivent être connus, sont soigneusement consignés dans le dossier de restauration.

Lorsqu’une partie d’un objet ou d’un décor est lacunaire, des études sur des objets similaires ou des moulages (moulage d’une anse pour compléter l’autre, par exemple) peuvent permettre de la restituer. Toutefois, quand aucun indice n’est disponible sur son aspect initial, il est préférable de laisser la lacune bien visible.

Consulter les restaurations effectuées sur les oeuvres du musée

Format : 2017-09-26

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